Aujourd’hui, le rôle d’un conseiller juridique ne se limite plus depuis longtemps à connaître et à appliquer des règles. De plus en plus, on attend également de l’avocat qu’il agisse en tant que conseiller stratégique, partenaire de réflexion et personne de confiance.
Dans cette fonction, la seule expertise juridique ne suffit pas. Pour pouvoir accomplir correctement sa mission — c’est-à-dire avec rigueur, efficacité, intégrité et en tenant compte de tous les aspects pertinents du dossier — il est essentiel que le conseiller partage, autant que possible, un ADN professionnel et personnel comparable à celui de son client. Une base commune, personnelle, morale et professionnelle, soutenue par les mêmes normes et valeurs, constitue la seule clé du succès d’une telle collaboration.

Il s’agit notamment de la manière dont une personne entreprend ou envisage la vie : sa vision des risques, des intérêts à court et à long terme, des relations avec les parties prenantes, de la prise de décision interne et des objectifs commerciaux.
Mais il s’agit également de valeurs plus personnelles, parfois liées au contexte socio-culturel, qui orientent les choix à effectuer. Pensons, par exemple, à l’importance accordée à l’intégrité, à la transparence, à la responsabilité sociétale, à l’empathie dans les relations avec autrui, au respect des règles, etc.
La confiance comme fondement
La relation entre l’avocat et son client est, par essence, une relation de confiance. Sans confiance, pas d’ouverture ; sans ouverture, pas de vision complète de la situation ; sans vision complète, pas de conseil pertinent. Lorsque les deux partenaires partagent une boussole morale et professionnelle similaire, il devient plus facile de se comprendre et de communiquer avec sincérité — y compris sur des sujets sensibles.

Un client qui sait que son avocat est non seulement compétent juridiquement, mais qu’il comprend également sa culture d’entreprise et ses valeurs, sera plus enclin à partager spontanément toutes les informations pertinentes. Cela vaut particulièrement dans des dossiers complexes où ne sont pas en jeu uniquement des intérêts juridiques, mais aussi, parfois, des relations familiales, des frustrations personnelles et d’autres tensions.
Le conseil stratégique exige une compréhension professionnelle
L’avocat-conseil n’est pas un observateur neutre qui se contente d’identifier les risques juridiques. Il participe à la réflexion stratégique : faut-il engager une procédure ou transiger ? Escalader ou désamorcer le conflit ? Communiquer publiquement ou privilégier la discrétion ?
Ces choix sont rarement purement juridiques ; ils touchent directement à la stratégie, aux décisions et aux attentes du client.
Lorsque l’avocat comprend l’ADN entrepreneurial de son client, il peut mieux adapter son conseil. Une entreprise attachée à sa réputation sociétale choisira peut-être une solution juridiquement non maximale, mais plus judicieuse sur le plan de l’image. Une entreprise familiale axée sur le long terme fera des arbitrages différents d’une organisation soutenue par du private equity avec un horizon d’investissement plus court.
Un conseiller qui ne comprend pas ces motivations sous-jacentes risque de fournir un conseil juridiquement correct, mais stratégiquement inopérant.
Cohérence morale et intégrité
L’avocat doit défendre au mieux les intérêts de son client. Cela ne signifie toutefois pas qu’il doive exécuter sans esprit critique chaque souhait ou initiative irréfléchie. Au contraire, il doit poser des limites lorsqu’un client agit en contradiction avec la loi ou avec des normes fondamentales.
Lorsque l’ADN moral des deux parties diverge fortement, des tensions peuvent apparaître et nuire à la qualité du service. Cela peut conduire à des conflits internes, à des réticences, voire à des risques réputationnels pour les deux côtés.
À l’inverse, un ADN moral partagé favorise la cohérence. L’avocat peut intervenir avec conviction pour un client dont il peut, dans les grandes lignes, assumer les actions. Cela renforce non seulement la qualité du conseil, mais aussi la crédibilité.
Respect de toutes les dimensions du dossier
Un exercice professionnel rigoureux exige la connaissance et le respect de tous les aspects du dossier. Cela implique non seulement une analyse juridique, mais aussi une compréhension des dimensions économiques, sociales, émotionnelles et parfois politiques. Dans les dossiers complexes, plusieurs intérêts sont souvent en jeu simultanément.

Lorsque l’avocat et le client partagent un cadre professionnel et moral commun, ils peuvent ensemble mettre ces différents intérêts en balance. L’avocat ne se limitera pas à la faisabilité juridique, mais examinera également l’impact sur les employés, les actionnaires, les clients et la société. Il se demandera non seulement ce qui est juridiquement possible, mais aussi ce qui est responsable.
Communication efficace et prise de décision
En pratique, le temps est souvent un facteur critique. Les décisions doivent parfois être prises rapidement, sur la base d’informations incomplètes. Lorsque l’avocat et le client parlent le même langage — non seulement juridique, mais aussi en termes de valeurs et de priorités professionnelles — la communication devient plus efficace.
L’avocat peut anticiper les questions et préoccupations du client, car il connaît son cadre de réflexion. Le client, de son côté, comprendra plus rapidement les nuances du conseil, car il connaît les principes moraux et professionnels de son avocat.
Limites et diversité des perspectives
L’importance d’un ADN partagé ne signifie pas que l’avocat doive être une copie de son client. Au contraire, la distance professionnelle et la réflexion critique restent essentielles. Un bon avocat ose contredire, proposer des alternatives et identifier les risques — même lorsque cela est inconfortable.

Il ne s’agit donc pas d’une uniformité totale, mais d’une compatibilité fondamentale. Il doit exister une base commune suffisante pour se comprendre et se respecter, tout en laissant place à l’indépendance professionnelle. C’est précisément au sein d’un cadre de valeurs partagé que le dialogue critique peut être fructueux.
Conclusion
Chez Vanbelle Law Boutique, nous comprenons depuis longtemps l’importance essentielle d’un ADN compatible dans nos relations avec nos clients et nos dossiers. C’est d’ailleurs pour cela que nous nous appelons une « boutique » : un lieu où tous et chacun est unique, et est abordé comme tel.
En tant que conseillers, nous intervenons aujourd’hui de plus en plus à l’intersection du droit, de l’économie, de la stratégie et de l’éthique. Pour accomplir correctement notre mission, nous devons vous offrir plus que des connaissances et de l’expérience juridiques : nous devons avancer ensemble. Vous devez savoir ce que vous pouvez attendre de nous, et inversement.

Pour cela, nous devons d’abord apprendre à bien nous connaître. Cela commence par le parfois un peu formel « know your client » ou le « intake », lors d’une première rencontre au cabinet ou en ligne. Mais chez nous, cela peut tout aussi bien se faire autour d’un dîner, d’un verre ou d’une activité conviviale à l’extérieur.
Un ADN partagé entre l’avocat et le client n’est pas un luxe, mais une condition d’un service rigoureux, attentif et durable.
Nous sommes là pour vous.


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